Le Lyonnais Promalyon et l’intégrateur WIIO lancent « Pallet to Robot », un poste robotisé qui compose sans opérateur des palettes mixtes, c’est-à-dire chargées de plusieurs références différentes. Pour les industriels qui expédient des produits conditionnés, c’est une étape de plus vers l’automatisation de la fin de ligne, jusqu’ici l’un des postes les plus manuels de l’entrepôt.
- « Pallet to Robot » associe un robot de palettisation Promalyon, des robots mobiles autonomes et le logiciel MAEVE de WIIO.
- Annoncé entre 15 et 20 palettes par heure et par îlot.
- Jusqu’à 85 % d’un flux d’entrepôt automatisable, selon les configurations.
- Pensé pour l’agroalimentaire et la grande distribution, où les palettes hétérogènes sont la règle.
Plan de l'article
Que proposent Promalyon et WIIO ? #
Le système a été présenté dans un communiqué publié le 15 octobre 2026 par FAQ Logistique, puis relayé début novembre par la presse industrielle. Il répond à un besoin précis : préparer des palettes qui mélangent plusieurs produits, en respectant les règles de lots, de dates limites de consommation et de reliquats.
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Ce type de palette est courant dès qu’un fabricant ou un entrepôt livre un magasin, une plateforme de distribution ou un client qui commande plusieurs articles à la fois. C’est aussi le plus difficile à automatiser, car chaque palette est différente de la précédente.
Comment fonctionne le poste robotisé ? #
Au cœur du dispositif, un robot poly-articulé équipé d’un préhenseur multi-format. Selon le communiqué, il peut saisir un colis, un rang ou une couche entière, et déplacer aussi des palettes complètes. Aucun opérateur n’est présent au poste de préparation.
Autour de lui, une flotte de robots mobiles autonomes (AMR) apporte les palettes « mères », celles d’où l’on prélève les produits, et les palettes « filles », celles que l’on compose. Une zone de stockage au sol, au pied du poste, réduit les trajets.
Le pilotage revient au logiciel MAEVE, développé par WIIO, qui ordonnance les flux et coordonne robot et AMR. Guillaume Poncet, de WIIO, le résume ainsi dans le communiqué : « Notre plateforme logicielle MAEVE pilote les flux pendant que les AMR assurent les déplacements. »
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Quelles performances sont annoncées ? #
Les deux partenaires avancent une cadence de 15 à 20 palettes par heure et par îlot. Ils estiment que jusqu’à 85 % d’un flux d’entrepôt peut être automatisé, en précisant que ce chiffre dépend des configurations.
Le déploiement se veut progressif : il est possible d’ajouter des robots ou un stockage automatique par la suite, sans tout reconstruire. Pour un industriel, c’est un point clé, car il permet d’étaler l’investissement au rythme de la croissance des volumes.
Il s’agit de chiffres communiqués par les fabricants. Ils restent à confronter aux premières installations en conditions réelles, dont aucune n’est détaillée à ce stade.
Qui sont les deux partenaires ? #
Promalyon, installé à Grézieu-la-Varenne, dans le Rhône, a été fondé en 1988. Il revendique plus de 600 installations de palettisation et de dépalettisation en France, et un retour sur investissement moyen d’environ trois ans. Sur son site, l’entreprise présente ses gammes de robots palettiseurs.
WIIO est un intégrateur et éditeur de logiciels pour la supply chain. Son site met en avant sa plateforme robotique MAEVE, ses offres de robots mobiles et son activité de matériel durci pour les entrepôts.
Erwan Baley, de Promalyon, explique l’intérêt de l’alliance : « Avec WIIO, nous associons notre expertise de la robotique de manutention à une orchestration intelligente des flux. »
Pourquoi la fin de ligne concentre les efforts d’automatisation #
Dans une usine d’emballages comme dans un entrepôt, la production est souvent automatisée bien avant l’expédition. Les machines d’extrusion, de tissage ou de confection tournent en continu, mais la palettisation reste fréquemment manuelle, surtout quand les commandes mélangent formats et références.
Or c’est un poste pénible, avec des charges répétées et des gestes contraignants, et un poste où les erreurs coûtent cher : une palette mal composée, c’est un client mécontent et un retour à gérer. Automatiser cette étape vise donc autant les conditions de travail que la fiabilité des livraisons.
La solution Promalyon-WIIO est d’abord pensée pour l’agroalimentaire et la grande distribution. Elle illustre pourtant une tendance qui concerne tous les fabricants de produits conditionnés : le robot ne se contente plus d’empiler des colis identiques, il prépare des commandes.
Ce qu’un industriel doit vérifier avant d’investir #
Avant de se lancer, plusieurs questions se posent. Les produits à manipuler sont-ils compatibles avec le préhenseur, en poids, en format et en rigidité ? Le flux est-il assez régulier pour justifier un îlot à 15 à 20 palettes par heure ? Le logiciel de pilotage dialogue-t-il avec le système de gestion d’entrepôt existant ?
Il faut aussi prévoir la place : un poste de ce type, avec ses AMR et sa zone de stockage au sol, demande une surface dégagée et des allées adaptées à la circulation des robots. Un audit de flux, mené avec l’intégrateur, reste la première étape.
Questions fréquentes #
Qu’est-ce qu’une palette hétérogène ?
C’est une palette qui regroupe plusieurs références de produits différentes, par opposition à une palette homogène où tous les colis sont identiques. Elle est typique des livraisons vers les magasins.
Quel est le rôle des AMR dans « Pallet to Robot » ?
Les robots mobiles autonomes approvisionnent le poste en palettes à prélever et en palettes à composer, et les évacuent une fois terminées.
Quelle cadence annoncent Promalyon et WIIO ?
De 15 à 20 palettes par heure et par îlot, selon le communiqué du 15 octobre 2026.




