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Emballages plastiques : la France parmi les trois derniers de l’UE pour le recyclage selon Eurostat

Le 22 octobre 2026, Eurostat a publié ses chiffres sur les déchets d’emballages de l’année 2024, et la ligne qui concerne la France n’a rien de flatteur. Avec un taux de recyclage des emballages plastiques de 27,4 %, le pays se classe parmi les trois derniers de l’Union européenne, juste devant la Finlande et le Danemark. Pour les fabricants de sacs tissés, de films et de contenants, ce chiffre éclaire les pressions réglementaires et fiscales des prochaines années.

Que disent les chiffres d’Eurostat pour 2024 ? #

Selon la note d’Eurostat du 22 octobre 2026, l’Union a produit en 2024 81,5 millions de tonnes de déchets d’emballages, soit 181,0 kg par habitant. C’est 3,2 kg de plus par personne qu’en 2023 et 19,6 kg de plus qu’en 2014.

Le papier et le carton dominent avec 40,8 % du total. Le plastique arrive en deuxième position avec 19,9 %, devant le verre (18,1 %), le bois (16,2 %) et le métal (4,8 %).

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Pour le plastique seul, chaque Européen a généré en moyenne 35,9 kg de déchets d’emballages en 2024, dont 15,3 kg ont été recyclés. Les deux valeurs progressent de 0,6 kg par rapport à 2023. Sur dix ans, l’écart se creuse pourtant : depuis 2014, la quantité générée a augmenté de 6,1 kg par habitant, et la quantité recyclée de 3,4 kg seulement.

Où se situe la France parmi les Vingt-Sept ? #

À l’échelle de l’Union, le taux de recyclage des emballages plastiques atteint 42,4 % en 2024, contre 41,6 % l’année précédente. La progression existe, mais elle reste lente.

Les écarts entre pays sont considérables. La Lettonie arrive en tête avec 71,0 %, suivie de la Belgique (58,2 %), de la Pologne (56,0 %) et de la Tchéquie (53,7 %). À l’autre bout du classement, Eurostat cite le Danemark (22,5 %), la Finlande (26,9 %) et la France (27,4 %).

Autrement dit, la France recycle ses emballages plastiques à un taux inférieur de quinze points à la moyenne européenne. Pour un pays doté d’une filière de responsabilité élargie du producteur ancienne, le constat pèse.

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Pourquoi ce retard coûte-t-il cher ? #

Le plastique non recyclé n’est pas qu’un sujet environnemental. Il a un coût budgétaire direct. En juin 2025, en présentant son plan contre la pollution plastique, le ministère de la Transition écologique rappelait que l’Europe a fixé un objectif de recyclage du plastique de 50 % en 2025 et de 55 % en 2030, et que le retard français coûte 1,6 milliard d’euros par an au pays, comme l’a rapporté la Banque des Territoires.

Ce montant correspond à la contribution que chaque État verse au budget européen en fonction du tonnage d’emballages plastiques qu’il ne recycle pas. Plus le taux est bas, plus la facture est lourde, et la tentation de la répercuter sur les metteurs en marché grandit à chaque loi de finances.

Ce que cela change pour les fabricants d’emballages #

Pour un atelier qui transforme du polypropylène en sacs tissés, en big bags ou en films, le chiffre d’Eurostat n’est pas abstrait. Il annonce trois évolutions concrètes.

Des clients plus exigeants sur la recyclabilité

Les donneurs d’ordre, notamment dans l’agroalimentaire et les matériaux de construction, demandent de plus en plus des emballages mono-matériau, sans couche ni enduction qui compliquent le tri. Un sac tissé en polypropylène pur, sans film laminé d’un autre polymère, se recycle plus facilement qu’un emballage multicouche.

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Une incorporation de matière recyclée à anticiper

Le règlement européen sur les emballages (PPWR) fixe des taux minimaux de contenu recyclé dans les emballages plastiques. Les lignes d’extrusion et de tissage doivent donc être réglées pour accepter une part de granulés régénérés sans perte de résistance à la traction, ce qui suppose des essais et un contrôle qualité renforcé.

Une traçabilité qui devient un argument commercial

Pouvoir documenter la composition exacte d’un emballage, l’origine de la résine et la filière de fin de vie devient un critère de sélection dans les appels d’offres. Les entreprises qui tiennent déjà ces données à jour prennent une longueur d’avance.

Le recyclage progresse-t-il quelque part ? #

Oui, mais lentement : le taux européen n’a gagné que 0,8 point entre 2023 et 2024. Les écarts entre la Lettonie et le Danemark, deux pays aux niveaux de vie élevés, montrent que le résultat dépend surtout de l’organisation de la collecte et du tri, plus que de la richesse du pays.

En France, le chiffre de 2024 reste proche des 26 % que citait le ministère en juin 2025. Les prochaines publications d’Eurostat diront si la courbe finit par s’infléchir.

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Questions fréquentes #

Quel est le taux de recyclage des emballages plastiques en France ?

Selon Eurostat, il était de 27,4 % en 2024, contre 42,4 % en moyenne dans l’Union européenne.

Combien de déchets d’emballages plastiques un Européen produit-il ?

En moyenne 35,9 kg par an en 2024, dont 15,3 kg ont été recyclés.

Quel pays recycle le mieux ses emballages plastiques ?

La Lettonie, avec un taux de 71,0 % en 2024, devant la Belgique, la Pologne et la Tchéquie.

Pour la filière de l’emballage souple et tissé, le message de ces statistiques est clair : la pression viendra autant des clients que du législateur, et les ateliers qui adaptent leurs matières et leurs réglages dès maintenant auront moins à subir les prochaines échéances.

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